Les limites de l'IA en fiscalité : ce qu'il faut savoir
Un regard honnête sur ce que les modèles de langage font bien, mal, et pas du tout en matière financière.
Nous vendons des prompts d'IA — et c'est précisément pourquoi nous tenons à être lucides sur leurs limites. Un outil bien utilisé commence par un utilisateur bien informé.
Limite 1 : les chiffres datés ou inventés
Les modèles sont entraînés sur des données arrêtées à une certaine date ; les barèmes, déductions et taux changent chaque année. Pire : un modèle peut « halluciner » un montant plausible avec un aplomb parfait. Règle absolue : tout chiffre officiel doit être vérifié à la source (AFC, administration cantonale, caisse AVS). Nos prompts imposent ce réflexe à l'IA elle-même.
Limite 2 : les 26 droits cantonaux
Les modèles connaissent bien le droit fédéral, moins finement les pratiques cantonales et communales — là où se joue pourtant une grande partie de l'optimisation. L'IA identifie les questions cantonales ; les réponses se vérifient localement.
Limite 3 : aucune responsabilité professionnelle
Un fiduciaire engage sa responsabilité et son assurance professionnelle ; une IA, non. Pour une déclaration simple, une pré-analyse IA solidement vérifiée peut suffire. Pour une restructuration, une succession ou un contentieux : l'IA prépare, le professionnel décide.
Limite 4 : le contexte qu'on ne lui donne pas
L'IA ne raisonne que sur ce que vous lui dites. Un élément omis — un bien à l'étranger, un rachat passé, un divorce en cours — peut invalider toute l'analyse. D'où le processus de questions systématiques de nos prompts : il réduit ce risque, sans jamais l'annuler.
Alors, à quoi sert l'IA ?
À faire en minutes ce qui prenait des heures : comprendre les mécanismes, structurer un dossier, comparer des scénarios, préparer les bonnes questions. C'est un levier de préparation exceptionnel — pas un substitut au jugement professionnel. Quiconque vous promet le contraire vous vend autre chose que la réalité.